La bande dessinée « Mort aux vaches » de François Ravard et Aurélien Ducoudray (Futuropolis 2016) donne un coup de jeune aux bonnes vieilles histoires de gangsters.

Après un braquage rondement mené, quatre gangsters se mettent au vert dans une ferme en attendant que les choses se tassent. Croyant alors se couper du monde, le quatuor va pourtant subir les affres de l’époque et voir leur plan vaciller.

Tout se serait sans doute bien passé si nous étions dans un film des années cinquante. Mais nous sommes dans une bande dessinée dont les auteurs ont situé l’action au coeur des années 1990. A l’époque, une effrayante maladie décimait les bovins et de jolies filles de l’Est supplantaient nos belles des champs dans le coeur des paysans.

Avec « Mort aux Vaches » édité par Futuropolis en 2016, Aurélien Ducoudray et François Ravard signent leur troisième collaboration après « La faute aux chinois » (2011) et « Clichés de Bosnie » (2013). Leur grande réussite est d’avoir revisité un genre que l’on pouvait croire éprouvé, une histoire de gangsters en cavale, où l’on s’envoie des gnons et des répliques cinglantes.

Aurélien Ducoudray a ciselé un scénario très fin qui multiplie les coups de théâtre et ne laisse aucun temps mort. Les personnages ne manquent pas de sel, ni de sang, et l’histoire est habilement enrichie de sujets qui faisaient l’actu des années 1990. Le dessin de François Ravard restitue l’ambiance des films du genre sans tomber dans le rétro. Au contraire, « Mort au vaches » est une BD résolument moderne doté d’une indiscutable fraîcheur. Autant l’écrire sans crainte : Une BD coup de poing.

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