YG

Dans la toile d’Y.G.

Y.G. est un chanteur rare. Quelques concerts ici et là, quelques morceaux sur la toile, mais l’animal reste difficile à traquer.

Y.G. (prononcez i-grec-gé), c’est pour nous autres Nantais l’ancien chanteur de Dada’s Noise, pilier de la scène cold wave de la Cité des Ducs à la charnière des années 80 et 90. Le groupe pratiquait une musique robotique sur laquelle son chanteur imposait une voix grave et un propos désabusé. Les Dada (on aimait les surnommer ainsi) avaient participé à de nombreuses compilations, sorti deux albums, le premier sur cassette, le second sur CD, les deux sur le label Prikosnovénie.

Deux décennies plus tard ou presque, Y.G. prolonge seul l’oeuvre du groupe. En solo dans son sens le plus absolu : il joue seul sur scène. Un synthé, une guitare, une voix. Ses nouvelles compositions figent toujours un peu le visiteur non averti, mais elles sortent du sillage imposé par le groupe.

L’ancien chantre de la cold-wave industrielle nantaise classe ses compositions actuelles dans la catégorie post-industrielles, sous-entendu : son ère industrielle à lui a pris fin lorsque le groupe s’est séparé. Si le propos de Dada’s Noise était souvent généraliste et quelque peu politique (au sens large), celui de Y.G. s’attarde plutôt sur les individus et leur histoire. Il décrit leurs petites misères à la première personne : le mal-vivre, la solitude, la faiblesse, l’humiliation, la peur, la honte, la folie, les petites lâchetés du quotidien. Son répertoire s’agrémente aussi d’audacieuses compositions, certaines non dénuées d’humour.

Bien que seul sur scène, Y.G. emploie souvent le nous quand il évoque ses concerts. Il rend hommage à ses acolytes chargés du son et des éclairages, indispensables complices à l’ambiance. Plus récemment, le sentiment de solitude d’Y.G. sur scène s’est atténué avec l’apparition de créatures plus ou moins vêtues, nous exposant à l’incroyable confrontation de la légèreté d’un show burlesque à la dureté d’une musique martiale.

Y.G. ne sort pas de disque, enregistre très peu, mais lâche sur la toile quelques fragments, comme ces clips très réussis, répondant à sa très grande exigence artistique.

 

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